La forêt - inachevée (un jour peut être ?)

J’ai toujours aimé la forêt. Aimé à tout point de vue. Je trouve fascinant de penser que tant d’arbres peuvent s’épanouir au même endroit mais que malgré une apparente uniformité, chacun est différent de son voisin, par son essence, sa forme ou son histoire. Chaque recoin est habité par une des espèces grouillantes quasi invisibles ou majestueusement présentes. Faune et flore y vivent en une rare harmonie, c’est ce qui rend les forêts si uniques et ce que je considère comme l’endroit le plus sauvage sur terre tout en étant paradoxalement accessible.

Les hommes y ont toujours imaginé des légendes ce qui les rend mythiques et féeriques. On les dit habitées par fées bienfaitrices, lutins malicieux, sorciers mystérieux, elles abritent des sources divines ou des rochers sacrés.

Enfin, les forêts on été mon terrain de jeux pendant tant d’années. Les sorties dominicales se transformaient en formidables expéditions dans une jungle hostile. J’y construisait des cabanes de fortune qui constituaient autant de forts imprenables dans lesquels j’aurais passé mes nuits si mes parents ne m’en avaient pas dissuadé. Plus tard je dévalais en VTT les pentes boueuses recouvertes de feuilles en automne, je marquais la neige vierge de mes empreintes et profitais du silence en hiver, j’y cherchais des champignons pour des poêlées gourmandes au printemps, et je profitais de leur fraicheur en été.