C’est la fin. Voilà ce qui a constitué cette dernière journée au pays du métal et du bon goût :

  • le point météo comme d’hab : soleil, chaud mais pas trop, on est bien
  • encore des collègues, dont un vraiment très transpirant
  • des poireaux volants, un caca volant (le pays du bon goût on a dit)
  • un batteur qui a failli s’envoler à force de faire l’hélico avec ses cheveux
  • un piano de concert sur une scène, avec un pianiste en queue de pie, dans un groupe de death metal
  • un prêtre avec une cagoule à clous, un oeil rouge et qui joue du synthé
  • un dessin animé avec bande son (metal bien sûr) en live
  • un concept intéressant de pizza sandwich, enrichie en gras parce que c’est la vie
  • Cypress Hill ! Avec une reprise de Rage Against the Machine (bombtrack, une de House of Pain (jump around), quelques samples des Beastie Boys
  • voir un viking en kilt, barbe tressée et tatouage de tête de mort sur tout le dos connaître par cœur les paroles de Cypress Hill et sauter partout, ça n’a pas de prix

La dernière playlist : Faetooth (des fées, très portées sur les gros riff de basse), Signs of the Swarm (un bon deathcore des familles pour se réveiller, pas mal du tout), Guilt Trip (du hardcore très efficace, bien dosé, bien fait, belle découverte), Lorna Shore (j’en attendais un peu, je suis déçu, c’est plus un show à l’américaine qu’autre chose), Gorilla Biscuits (du hardcore à l’ancienne vraiment bien), Fleshgod Apocalypse (imaginez vous dans un opéra lyrique avec des acteurs déguisés en morts vivants, en ajouter un death metal bien puissant, un peu bizarre quand même), Priest (là j’ai pas tenu plus de 10min, trop électrodisco, le solo de synthé-guitare m’a achevé), Unleashed (l’exacte définition du death metal suédois à papa), Cypress Hill (putain je suis refait, j’en attendais beaucoup et c’était encore mieux), Dethklok (concept assez unique de dessin animé avec bande son en live, issu de la série Metalocalypse, qu’il faut vraiment que je voie)

Le petit mot de conclusion : j’ai toujours une relation ambivalente avec cet événement, peut-être un peu plus chaque année. Je suis toujours comme un gamin le jour de Noël à l’arrivée sur site le premier jour. Les recettes sont les mêmes qu’un parc d’attraction, avec son thème spécifique. Tout y est calqué : les attractions, la musique permanente (même en dehors des scènes), le merchandising, … Et aussi beaucoup de public qui vient plus pour l’attraction que la musique. Beaucoup ragent à ce sujet en se disant gardiens du temple du métal. Plutôt que de me limiter à ça, je voudrais quand même ajouter que si on prend la peine de s’aventurer en dehors des grosses attractions, il y a des pépites qui ne sont visibles nulle part, des spectacles d’exception avec des artistes qui viennent de loin parce qu’ils savent qu’il y a un public qui les acclame. C’est surtout ça que j’ai envie de retenir du Hellfest, tous ces moments qui ont nourri mes émotions et certaines de mes valeurs, la certitude que la découverte nous attend au détour d’une scène, et toujours cette incroyable bienveillance du public. C’est pour ça que j’aime y venir et que j’y reviendrai certainement. Bonne nuit Clisson, bonne nuit et bisous à tous.